La batterie Rest Adler Cosel – La batterie du Requin

Actuellement saisonnier sur l’estuaire de la Gironde, j’organise des visites guidées de places fortes de l’époque moderne dont la citadelle de Brouage, le fort Louvois de Bourcefranc-en-Chapus, et d’autres encore non effectuées…

Un canon au fort Louvois.

Un canon au fort Louvois.

Village de Brouage

Une maison dans la citadelle de Brouage.

Outre ces magnifiques citadelles de pierres, renforcées par le lest déchargé des navires, des petites fortifications en béton armé demeurent présentes. Ces bunkers du littoral, lorsqu’ils ne sont pas détruits pour faire place à des emplacements de stationnement, ne sont pas mis en valeur.

Nous savons que ces fortifications font référence à l’Occupation et devaient protéger l’embouchure de la Gironde des incursions de nos Alliés. Rappelons, en effet, que des navires submersibles[i], des forceurs de blocus et d’autres bâtiments de la Kriegsmarine empruntaient fréquemment cette voie maritime, notamment pour rejoindre Bordeaux. Il s’avère toutefois, que certains de ces blockhaus étaient à l’origine construits par les armées françaises. C’est justement le cas de la batterie du requin, visible à la Palmyre commune des Mathes. Voici ce que nous apprend la base de données Mérimé :

« Ancienne batterie de la marine nationale française (Requin), utilisée puis réaménagée par les allemands lors de la construction du Mur de l’Atlantique. Entre 1942 et 1943, la position va complètement se modifier. Les encuvements palplanches sont abandonnés au profit de quatre casemates de type marine qui s’échelonnent en demi-lune en arrière du poste de direction de tir. Ces casemates ont été maquillées par des lignes et des taches olives qui leur donne l’aspect et la couleur de la dune. Les tubes des canons étaient également peints et recouverts de filets de camouflage ».

Celle-ci aurait, selon wikipedia, été inscrite aux Monuments Historiques le 24 juillet 2002, avec le label « patrimoine du XXe siècle » d’après la base Mérimée.

J’avais pour projet d’organiser un chantier de défrichage autour de ce bunker. Mais, j’ai abandonné cette idée, car la végétation contient la dune de sable sur laquelle la batterie repose. Je vais donc organiser une balade dans la forêt de la Coubre, dont l’ultime étape sera de rejoindre ce blockhaus. Cela permettra, en faisant connaître cet édifice inscrit dans notre patrimoine de le mettre en valeur au moins auprès des participants[ii] à cette prochaine balade.


[i] Notons que le Hors-Série n°3 de la revue LOS est enfin en kiosque. Celui-ci complète le précédent sur la thématique des sous-marins de la Seconde Guerre mondiale.

[ii] Il n’y a pas d’inscription via la page de notre association pour cette randonnée pédestre, car elle est organisée dans le cadre d’un travail.

The «Rest Adler Cosel » Shark battery.

This summer time I’m working closed to the Gironde’s estuary. I organize activities and guide-tours regarding the military places’ from the Modern period , such as : the village of Brouage, the Louvois’ fort, and many many others still not done.

Furthermore these magnificent rock defenses, reinforced by the boat ballast, a few fortifications in concrete can be seen. When these bunkers are not destructed to create some parkings, they are not highlighted.

We know that these fortifications are linked with the Occupation of France and were dedicated to protect the Gironde’s embouchure from the Allied incursions’. As we know, that seaway was used by: Germans’ raiders, U-Boats and sommergibili and many others Kriegsmarine ships, in the aim to join for instance the port of Bordeaux. Nonetheless, some of these bunkers were, at first, constructed by the French armies. This was the case of the “Batterie du requin” or Shark Battery, which can be seen in the village of La Palmyre – Les Mathes, precisely on “la Coubre avenue”. Here is what the Merimée database could learn us (translation done by myself):

“Old French marine battery (Requin – Shark), used then refurbished by the Germans during the Atlantic wall edification. Between 1942 and 1943, the position has been completely modified. The piles were abandoned, replaced by four marine’s casemates’ […]. These casemates are masked by lines and olive patche’s, which give the colour and the aspects of the dune. Equally, the canons tubes were painted and covered by camouflage nets’ ”.

This batterie, according to wikipaedia, has been added to the « Monuments Historiques – Heritage of France » July the 24rd 2002 and according the Mérimee database with the label : « Patrimoine du XXe siècle – XXst Patrimony ».

I had as a project to organize a clearing work around the bunkers. But the vegetation is supposed to contain the sand’s dune, on which the battery is installed. So, I forgot this idea. Nonetheless, I will organize a walk in the « La Coubre » forest, for the campers and the final step would be to join the blockhouse This, I hope, will allow highlighting these bunkers, at least for the participants to this walk.

A big thanks to Maxime and François for the readings.

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