Retour le colloque de Saint-Nazaire #2 – article Ouest-France du 12 mai 2015

I’m just sharing here an article that synthesize two communications done the 11th of May 2015 morning at Saint-Nazaire. Of course the paper deals with the last Nazis festungen or bastions, which were located in France, that only surrendered from the 8th of May 1945.

Article extrait de l'édition Ouest-France de Saint-Nazaire du 12 mai 2015

Article extrait de l’édition Ouest-France de Saint-Nazaire du 12 mai 2015

Un simple partage d’un article de Thierry Hameau pour Ouest-France, synthétisant et citant deux communications du lundi 11 mai 2015:

« Au fait, quel intérêt avait la poche pour les Nazis ?

Le colloque sur Les poches de l’Atlantique a débuté hier matin à l’Agora. Premier rappel des universitaires : ces ports forteresses (comme Saint-Nazaire) avaient un intérêt militaire quasi-nul.

Y avait-il un intérêt stratégique pour l’armée allemande à maintenir des enclaves militaires comme celles de Saint-Nazaire ? « Aucun ! » a affirmé hier, Lars Hellwinkel à une centaine d’auditeurs de l’Agora. Comme d’autres intervenants invités au colloque, le professeur venu d’Hambourg a enrichi l’état actuel des connaissances sur ces ports devenus forteresses après le débarquement allié.

Après le Débarquement, tous les soldats allemands se replient dans et autour de ces bunkers à sous-marins : ceux de l’armée de l’Air, de Terre et la Marine. Les soldats devaient pouvoir résister 56 jours, jusqu’à l’arrivée des renforts. L’objectif étant de ne pas laisser un port intact aux alliés. « On constate alors un vrai manque de cohérence dans l’organisation, avec par exemple, des sous-mariniers qui assurent soudain de la défense terrestre, ce qui n’est pas leur métier. » Sur un même lieu, les ordres sont confus voire contradictoires. Un amiral allemand finit par demander à son état-major l’intérêt de maintenir des poches alors que le front est ailleurs. « Il n’a jamais eu de réponse… »

Éloigner les alliés du front ?

Pour le doctorant Jean-Baptiste Blain, autre intervenant, « Ce sont surtout les circonstances qui ont fait les poches. » Ni la stratégie allemande ni la stratégie US. « Eisenhower ne voulait pas envahir la Bretagne, il voulait juste contenir les Allemands pour foncer très vite vers l’Est. »

Hitler semble pourtant avoir vu quelque intérêt dans ces enclaves restées occupées : celui d’éloigner du front principal les 100 000 soldats alliés qui encerclent les poches. Avec 100 000 Allemands eux-mêmes enfermés, le rapport peut toutefois même sembler nul. Autre espoir nazi : celui de gagner du temps en attendant l’arrivée de sous-marins, nouvelle génération, en cours de construction. Pas dupes, les alliés veilleront à détruire toutes les usines qui les fabriquent, à Brême et Danzig.

L’éventuel intérêt stratégique de ces ports fortifiés s’écroule totalement entre juillet et octobre 1944, lorsque les Nazis transfèrent tous leurs sous-marins vers la Norvège au plus près du front. Que reste-il alors ? L’intérêt politique. La propagande nazie utilise l’existence de poche de « résistance » comme celle de Saint-Nazaire, pour maintenir l’espoir de ceux qui, en Allemagne, sont encerclés par les Russes et les alliés.

Un universitaire allemand a finalement qualifié ces territoires restés occupés de « vastes champs accueillant des personnels de guerre qui se gardent eux-mêmes, qui s’administrent eux-mêmes et dont certains, au moment de la reddition n’avaient plus qu’une semaine de nourriture. »

Jean-Baptiste Blain considère que ces poches ont été « un sas psychologique entre l’Occupation et la Libération… »

Jusqu’à mercredi, colloque international sur les Poches de l’Atlantique 1944-1945. À l’Agora 1901, rue Albert-De-Mun. Entrée gratuite. »

Consultez les photos prises à St-Nazaire!

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2 réflexions au sujet de « Retour le colloque de Saint-Nazaire #2 – article Ouest-France du 12 mai 2015 »

    • Oui cela fait plaisir! Surtout que l’article a été publié dans une ville que j’apprécie beaucoup – car elle a une ancienne base de sous-marins en partie mise en valeur 😉 et fut la ville où le résistant Jean De Neyman a opéré.

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