Échange LOS… contre LOS!

Mis en avant

Bonjour,

Possédant en double le n°15, je propose un échange avec tout autre numéro de cette série de magazines (excepté les numéros suivants : 7, 10, 11, 15 [évidemment], 16, 18 et HS 2, 3, 4 et 8) . Pour ce faire, écrivez-moi un commentaire ou un courriel.

échange LOS n°15

échange LOS n°15!

Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas cette revue à « caraKtère » historique, la thématique est : « la guerre navale, aéronavale et sous-marine ». Si le lecteur retrouve parfois des articles proches de ceux qui ont été publiés chez les éditions Marines, la volonté éditoriale est néanmoins d’apporter des éléments historiques nouveaux ou moins connus dans l’historiographie francophone. Il s’avère aussi que l’excellente revue Marines Magazine n’est plus publiée1 donc LOS complète bien ce manque. Enfin ce bimensuel s’améliore au fil des numéros, car de plus en plus souvent des notes de bas de page et une bibliographie complètent les articles.

Bonne lecture :)

1Il demeure toujours un titre portant sur les marines militaires : Marines et Forces Navales qui comporte le plus souvent un article historique en fin de numéro.

N’oubliez pas de consulter la version photos du site !

Journée port ouvert à La Pallice#1

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Je mets en ligne un simple cliché de l’ancienne base de sous-marins de La Pallice. Il fut pris le 14 juin 2015 dans le cadre de la journée annuelle « port ouvert ». A la fois pour une question de place, mais aussi pour éviter des temps longs de téléchargements pour certains lecteurs ;) cette photo est redimensionnée; sa qualité déjà limitée par la pluie est donc encore plus réduite. Restez attentifs aux futures publications, car j’ajouterai bientôt d’autres clichés de cet U-Boot-Bunker.

UBBunker_LaPallice_14juin2015-redimToday was the public open day of the La Pallice commercial and industrial port’s. La Pallice, which was before a city related to the Laleu township, is since the construction of the harbor (in the 19st century) a neighborhood of La Rochelle. The La Pallice Atlantic Great Harbor public access’ is forbidden for many reasons. But, a day per year it is open to public, so I’ve taken this opportunity to do a plenty of shots for you. Stay tune on this page and/or on the photo blog to see some more.

Échange avec un journaliste autour des U-Bunkers

En passant

Bonjour,

Je partage l’article écrit par Thierry Hameau journaliste à Ouest-France. Cet article se présente sous la forme d’une interview, mais il s’agit bien entendu d’une synthèse de notre échange téléphonique.

Bases sous-marines : des destins bien différents

© Ouest France 2015.

Un universitaire travaille depuis 2013 sur le sort des bases sous-marines en France entre 1940 et 2010. Celle de Saint-Nazaire s’en sort plutôt bien.

Entretien

Que sont devenues les ex-bases de sous-marins allemandes ?

En France, toutes sont encore debout. Celles de Bordeaux, de La Rochelle et de Saint-Nazaire se ressemblent car elles ont été construites selon les mêmes plans.

Le plus gros complexe sous-marin est à Lorient avec trois blocs connectés et un petit U bunker à Lanester. Il y a enfin celle de Brest près de l’arsenal.

A l’étranger, leur sort diffère. En Allemagne, la destruction à la TNT de la base de l’île d’Helgoland, à la fin de la guerre, a provoqué la plus grosse explosion non-nucléaire de tous les temps.

A qui appartiennent ces bases ?

Après-guerre, la Marine nationale les a toutes récupérées pendant un an au moins. Elles ont ensuite eu des destins différents.

Celle de Bordeaux a vite été cédée au port autonome et je crois qu’elle vient d’être rachetée par la Ville[i]. Celle de Brest est restée militaire. La Marine a rétrocédé celle de Lorient en 1997 à la Ville qui souhaitait la valoriser. Celle de La Rochelle appartient toujours à l’Etat.

Et celle de Saint-Nazaire ?

En 1945, la Marine l’a d’abord utilisé pour réparer les navires portuaires indispensables au redémarrage du port (remorqueurs, chalands…) puis l’a mis à disposition du port maritime. En 1948, la Marine, toujours propriétaire, a laissé le port et la CCI accorder des concessions à des entreprises civiles. La société Réno par exemple y déchargeait du phosphate avant de le transformer et de le stocker dans les alvéoles. Tout comme Cargill aujourd’hui d’ailleurs.[ii] Quand Reno a fermé au début des années 1990, la Ville de Saint-Nazaire s’est porté acquéreur.

Dans quel état sont ces vieilles bases ?

Tous ces bâtiments sont imbibés d’eau et dans un état moyen[iii]. Elles ont été construites hâtivement avec parfois du sable de mer.

Je n’ai pas vu Brest mais celle de Bordeaux dépérit. Celle de La Rochelle semble poser des problèmes de sécurité même si certains bateaux viennent s’y arrimer. A Lorient, des travaux ont été engagés tout comme à Saint-Nazaire. Les problèmes de déperdition énergétique et d’étanchéité ont été en partie réglés en créant des caissons étanches dans les alvéoles qu’on souhaite utiliser.

Comment se passe leur intégration urbaine ?

Aucune n’est totalement ouverte au public. A Bordeaux, il y a eu quelques aménagements à partir de 1990 dans deux alvéoles et une tour annexe pour accueillir des expositions temporaires mais l’accès handicapés[iv], par exemple, n’est pas total.

A La Rochelle, c’est interdit au public, y compris les extérieurs.[v] Et à Brest c’est zone militaire. A Lorient, la Cité de la voile est à côté de la base, tout comme la présentation en extérieur du sous-marin Le Flore et une expo[vi] sur les mondes sous-marins dans la tour annexe.

C’est à Saint-Nazaire que la valorisation est la plus réussie. On y chemine facilement depuis le centre-ville et on peut même se rendre à pied jusqu’aux bassins du port grâce à l’ouverture des alvéoles. Cette base peut aussi être dominée par l’homme puisque c’est facile d’y monter. Elle accueille le musée Escal’Atlantic, une salle de concert, d’expo (Vip, Life,…) mais je ne suis pas sûr que regrouper l’offre culturelle sur un espace aussi réduit soit une bonne idée.

Et d’un point de vue historiographique ?

Il manque à chaque fois des bornes d’interprétation qui permettraient aux touristes de comprendre l’histoire de ces lieux.  A Lorient, Bordeaux et Saint-Nazaire, on y attire le public mais il n’y a pas[vii] de lien avec l’histoire des anciennes bases de sous-marins.

Thierry HAMEAU.

[i] Une coquille s’est glissée. Je n’ai pas dit cette phrase. L’U-Bunker de Bordeaux a été l’un des premiers U-Bunkers cédé à une ville, si ce n’est le premier, en comparaison aux autres U-Bunkers.

[ii] Je rappelle évidement que Cargill ne traite pas du phosphate. ;)

[iii] Terme employé par le journaliste qui m’a semblé adapté dans le cadre de cet échange.

[iv] Voici une partie de la proposition de correction que j’avais envoyé et qui n’a pu être conservé « […] mais l’accès aux personnes à mobilité réduite et/ou en situation de handicap, par exemple, n’est pas total ».

[v] L’U-Boot-Bunker se situant en effet sur le domaine du Grand Port Atlantique La Rochelle.

[vi] Proposition de modification que j’avais envoyé : « […] à Brest c’est une zone militaire, cependant les visites sont autorisées selon certaines conditions. […] tout comme la présentation en extérieur du sous-marin Le Flore et le musée sous-marin dans la tour annexe « Davis » ».

[vii] il n’y a pas toujours de lien…

Vous retrouverez le scan de cet article ici et sa version numérique ici.

Il semblerait que ce cliché fut utilisé dans la version papier.

Il semblerait que ce cliché fut utilisé dans la version papier. Pour en voir d’autres consultez la galerie du photographe.

Retour le colloque de Saint-Nazaire #2 – article Ouest-France du 12 mai 2015

I’m just sharing here an article that synthesize two communications done the 11th of May 2015 morning at Saint-Nazaire. Of course the paper deals with the last Nazis festungen or bastions, which were located in France, that only surrendered from the 8th of May 1945.

Article extrait de l'édition Ouest-France de Saint-Nazaire du 12 mai 2015

Article extrait de l’édition Ouest-France de Saint-Nazaire du 12 mai 2015

Un simple partage d’un article de Thierry Hameau pour Ouest-France, synthétisant et citant deux communications du lundi 11 mai 2015:

« Au fait, quel intérêt avait la poche pour les Nazis ?

Le colloque sur Les poches de l’Atlantique a débuté hier matin à l’Agora. Premier rappel des universitaires : ces ports forteresses (comme Saint-Nazaire) avaient un intérêt militaire quasi-nul.

Y avait-il un intérêt stratégique pour l’armée allemande à maintenir des enclaves militaires comme celles de Saint-Nazaire ? « Aucun ! » a affirmé hier, Lars Hellwinkel à une centaine d’auditeurs de l’Agora. Comme d’autres intervenants invités au colloque, le professeur venu d’Hambourg a enrichi l’état actuel des connaissances sur ces ports devenus forteresses après le débarquement allié.

Après le Débarquement, tous les soldats allemands se replient dans et autour de ces bunkers à sous-marins : ceux de l’armée de l’Air, de Terre et la Marine. Les soldats devaient pouvoir résister 56 jours, jusqu’à l’arrivée des renforts. L’objectif étant de ne pas laisser un port intact aux alliés. « On constate alors un vrai manque de cohérence dans l’organisation, avec par exemple, des sous-mariniers qui assurent soudain de la défense terrestre, ce qui n’est pas leur métier. » Sur un même lieu, les ordres sont confus voire contradictoires. Un amiral allemand finit par demander à son état-major l’intérêt de maintenir des poches alors que le front est ailleurs. « Il n’a jamais eu de réponse… »

Éloigner les alliés du front ?

Pour le doctorant Jean-Baptiste Blain, autre intervenant, « Ce sont surtout les circonstances qui ont fait les poches. » Ni la stratégie allemande ni la stratégie US. « Eisenhower ne voulait pas envahir la Bretagne, il voulait juste contenir les Allemands pour foncer très vite vers l’Est. »

Hitler semble pourtant avoir vu quelque intérêt dans ces enclaves restées occupées : celui d’éloigner du front principal les 100 000 soldats alliés qui encerclent les poches. Avec 100 000 Allemands eux-mêmes enfermés, le rapport peut toutefois même sembler nul. Autre espoir nazi : celui de gagner du temps en attendant l’arrivée de sous-marins, nouvelle génération, en cours de construction. Pas dupes, les alliés veilleront à détruire toutes les usines qui les fabriquent, à Brême et Danzig.

L’éventuel intérêt stratégique de ces ports fortifiés s’écroule totalement entre juillet et octobre 1944, lorsque les Nazis transfèrent tous leurs sous-marins vers la Norvège au plus près du front. Que reste-il alors ? L’intérêt politique. La propagande nazie utilise l’existence de poche de « résistance » comme celle de Saint-Nazaire, pour maintenir l’espoir de ceux qui, en Allemagne, sont encerclés par les Russes et les alliés.

Un universitaire allemand a finalement qualifié ces territoires restés occupés de « vastes champs accueillant des personnels de guerre qui se gardent eux-mêmes, qui s’administrent eux-mêmes et dont certains, au moment de la reddition n’avaient plus qu’une semaine de nourriture. »

Jean-Baptiste Blain considère que ces poches ont été « un sas psychologique entre l’Occupation et la Libération… »

Jusqu’à mercredi, colloque international sur les Poches de l’Atlantique 1944-1945. À l’Agora 1901, rue Albert-De-Mun. Entrée gratuite. »

Consultez les photos prises à St-Nazaire!

Retour pictural sur le colloque de Saint-Nazaire #1

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Quelques clichés du colloque sur les Poches de l’Atlantique qui s’est tenu à Saint-Nazaire (44600). D’autres seront ajoutés par la suite, notamment sur la page dédiée.

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Some shots done in Saint-Nazaire during the international conference about the « Atlantic Pockets ». More will be uploaded on this blog and the dedicated page.

Colloque : Les poches de l’atlantique 1944-1945.

« A l’occasion de la commémoration du 70ème anniversaire de leur libération, le CRHIA se propose, en partenariat avec le ministère de la Défense, la région Pays de la Loire et la Ville de Saint-Nazaire, d’étudier l’histoire des poches de l’Atlantique de Dunkerque à Royan entre l’été 1944 et le 11 mai 1945. Il s’agira ainsi d’aborder les enjeux stratégiques des ports pendant la 2nd Guerre mondiale, la vie des « empochés » et leur libération mais aussi les aspects mémoriels. »

http://osm.org/go/eq0t9vyg

To go from the train station to the « Agora Maison des Associations« .

Dear readers,

If you are around La Bretagne or Les Pays de la Loire you should come to Saint-Nazaire (44600) to attend the three days seminar on “the Atlantic pockets, 1944-1945”. The talks will start on Monday the 11th of May and will end the 13th. Don’t forget to do the registration by following the links below. Hope to see/meet there!

Chers lecteurs,

Je vous invite à écouter cette émission et à venir nombreux aux trois jours thématiques organisés à Saint-Nazaire. Ce séminaire se tiendra du 11 au 13 mai 2015. Il est nécessaire de s’inscrire en ligne via le site du CRHIA.

Venez nombreux !

Les cales de l’U-Bunker de Brest sont encore utiles !

Vidéo

Deux alvéoles (ou boxes) serviraient encore à l’entretien de navires.

Bonjour,

Un petit partage d’une vidéo mise en ligne par le quotidien « Le Télégramme ». On n’y apprend pas beaucoup de choses, mais les images valent le détour puisqu’elles sont prises à l’intérieur d’une alvéole de l’U-Boot-Bunker de Brest.

Alors que l’Hermione vient de quitter son port d’attache pour l’Amérique, le chantier de rénovation de la Belle Poule avance :

La Belle Poule, une rénovation exceptionnelle.

Brest. Le beau chantier de rénovation de la Belle Poule.

A bientôt !